> L'emprise - Mypollux__

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Bienvenue :)
Après avoir écrit une fiction sur Rammstein, je me suis laissée allée à des "excès" d'imagination sur ce blog. Il contiendra des textes de quelques lignes, pas d'histoires très longues, comme les fictions. Les textes serons différents, ils résulterons de mon état d'esprit dans lequel je suis quand les écris. Si vous voulez être avertis de la mise en ligne de mes écris, il vous suffit de me dire dans un commentaire sur cet article. Je vous laisse lire, en espérant que vous me ferez part de vos impression :)

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Mon blog perso

# Posté le mardi 14 octobre 2008 13:39

Modifié le jeudi 16 octobre 2008 14:50

" Straight out of line, I can't find a reason why I should justify my ways... " _____________________________ [ Straight Out Of Line - Godsmack ]

" Straight out of line, I can't find a reason why I should justify my ways... " _____________________________ [ Straight Out Of Line - Godsmack ]
Dix-sept ans, les cheveux mouillés et les mains dans les poches. Triste portrait de moi-même. Je suis assise en tailleur sur un banc, dans ce parc dépourvut d'âme qui vive. Des gouttes d'eau salée perlent sur mes joues. Je n'ai pourtant pas de quoi être malheureuse : mes parents ne sont pas divorcés, ma famille est géniale, j'ai des amis, un toit et je mange à ma faim. Certaines personnes donneraient cher pour avoir tout cela, j'en suis consciente. Mais il y une chose que je ne saurait expliquer... Le fait d'avoir toujours ressenti une sorte de vide au fond de moi. Mais pourquoi ? Excellente question. Je sens mon portable vibrer dans ma poche. Je n'ai pas envie de regarder si c'est un message ou bien un appel. Dans les deux cas, la personne n'aura qu'à réessayer si cela est vraiment important. Le dessin qui trône sur le papier de mon cahier commence à s'effacer sous les gouttes de pluie et les larmes. Tant pis, de toutes façon il étais moche. Ce personnage avec un trou en plein milieu de la poitrine n'avait aucun sens. Enfin peut être que si, peut être que c'est moi qui me suis dessinée, inconsciemment.

J'ai eu une enfance paisible, éloignée de plus possible du malheur du monde. Jusqu'au jour où la réalité m'a éclaté au visage. Je croyais que tous les parents s'aimaient, je découvris qu'ils pouvaient aussi se haïr et se rendre la vie impossible. Je croyais que la paix régnait dans le monde, je découvris que le monde était cruel et sans pitié. Les croyances d'un enfant sont tellement différentes que celles des adultes... A ce demander si les adultes rêvent encore. Et l'adolescence dans tout ça ? Est-ce juste une période de transition en attendant de devenir adulte et enfermer ses rêves d'enfant dans un vulgaire tiroir de notre cerveau ? Si c'est le cas, je ne désire plus grandir. Qu'on me cèle éternellement à mes dix-sept ans et qu'on me laisse déambuler dans les rues en rêvant.



Ce texte n'est pas autobiographique...

# Posté le mardi 14 octobre 2008 12:51

Modifié le mardi 14 octobre 2008 13:19

" Ich liebe dich, ich liebe nicht, ich liebe nicht mehr... " _________________________________________ [ Wo bist du - Rammstein ]

" Ich liebe dich, ich liebe nicht, ich liebe nicht mehr… " _________________________________________ [ Wo bist du - Rammstein ]
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Je me laisse lentement glisser le long du mur. La pluie ruisselle sur mes joues, déjà inondées de larmes. Je n'en peux plus. Mon corps réclame le coup de grâce. Mais la force me manque pour me donner la mort. Semi consciente, je gis dans cette rue pleine du vide de mon esprit. Les bruits de la ville me parviennent à peine. J'imagine vaguement tous ses gens qui vivent leur petite vie tranquille. Certains font les courses, le ménage, travaillent ou bien profitent d'instants précieux avec leur conjoint. Je ne les envie pas. Mon désespoir est si grand que tout ce qui m'entoure m'indiffère. Même ce S.D.F qui s'acharne à vider une poubelle de son contenu en prenant soin de faire le plus de bruit possible. Je ferme les yeux. Mon esprit ressemble à un champ de bataille. C'est comme si j'étais retombée en enfance et qu'il fallait tout me réapprendre. Je ne sais plus mon prénom, mon nom... J'ignore mon identité complète. Mais où est passé la personne que j'étais ? Je me relève comme une revenante. Debout au milieu de la rue, j'hurle un prénom... Le sien.


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Les yeux fixés sur la porte que je viens de fermer, je me pose une question : « Est-ce une connerie ? ». Peut être. Cette femme était la seule à me faire ressentir l'amour, le vrai. Pourtant, je l'ai quittée. L'amour, c'est beau et tout ce que vous voulez, mais... Notre relation était trop parfaite. Je ne sais pas comment l'expliquer. Avec les femmes c'est toujours la même chose, dès que tout va « trop » bien, je romps. Parce que j'ai la désagréable impression que cela va mal finir. J'ai peur de souffrir. Dieu sait que quitter cette femme a été une épreuve difficile pour moi... Je l'aime. Suis-je sadique ? Car quitter quelqu'un que tu aimes, c'est comme t'arracher le c½ur à mains nues. Et moi, je n'ai plus de c½ur, je me le suis littéralement déraciné.


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J'ai crié pendant au moins une minute, jusqu'à ce que ma voix s'éraille à en devenir un murmure inaudible. Son prénom a ricoché contre les murs de la rue étroite et sombre, à m'en faire devenir folle et a me rappelle à quel point mon âme saigne. Je tombe a genoux et pleure de nouveau. Je suis fatiguée... Fatiguée d'avoir couru jusque ici pour tenter d'échapper au désespoir qui m'a finalement rattrapée. Je suis détruite de l'intérieur, la douleur me ronge comme un acide. Je veux mourir, quitter ce monde dénudé de sentiments. Le mal hurle et mon corps ne le supporte plus. Je suis prisonnière de ma chair, incapable de mettre fin à mes jours, fin a la douleur.


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Vide. Cette bouteille est vide. Comme mon esprit. L'alcool me brûle à présent l'estomac, mais cette douleur n'est rien face au trou béant que mon c½ur arraché a laissé... Je pleure. C'est un fait rare, je ne laisse jamais mes sentiments prendre le dessus. Je décolle dans trois heures, ma valise n'est pas encore prête. Je pars comme ça, sur un coup de tête, peut être que je ne reviendrais jamais dans cet appartement londonien. J'ai décidé de m'exiler en Allemagne, pays où j'ai passé mon enfance. J'ignore pourquoi je vais là-bas. Quelque chose m'attire vers ce territoire que j'ai quitté il y a déjà plus de vingt ans. Pus rien ne me retient ici, j'ai quitté la femme que j'aime, je n'ai pas d'enfants et mon emploi de caissier m'exaspère. Un retour aux sources ne me fera pas de mal.


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Debout face à mon désespoir, je décide d'en finir. Je suis au bord du précipice. Les yeux dans le flou, je m'avance doucement. La nuit est claire et étoilée. Une nuit idéale pour mourir. Mes cheveux sont les pantins du vent, lâchés dans l'obscurité ambiante. J'adresse aux étoiles mes dernières paroles. Que ma mort soit douce ou violente, peut m'importe. Je souhaite mettre fin à cette douleur atroce. Mes yeux sont secs d'avoir tant pleuré. Mes mains caressent l'air reposant de cette nuit humide. La tête dans les mains, j'imagine une dernière fois son visage. Cet homme était ma raison de vivre. Mais à présent, ma raison de vivre est loin de moi. Pourquoi vivre ?


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Je pense à elle. Les mains crispées au volant, je tente de conduire droit en regardant les lignes blanches de la route. Mon avion est dans 40 minutes et je suis à une trentaine de kilomètre de l'aéroport. Ma valise, ou plutôt mon sac, trône sur le siège passager à côté de moi avec une bouteille de vodka. Je suis un abruti. Il n'y a rien à ajouter. Mais pourquoi les phares de la voiture d'en face m'aveuglent-il autant ? J'eu à peine le temps de penser à cette question, que la réponse m'éclata en plein visage.


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# Posté le vendredi 19 septembre 2008 16:32

Modifié le mardi 14 octobre 2008 17:11

" Un jour, mon prince mourra... "

" Un jour, mon prince mourra... "
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Un jour, je commettrais l'impensable.
Je
me réjouirais de le voir agoniser.

J'a
dmirerais la mort elle-même, s'emparant de lui.
Déposera
is sur ses lèvres entrouvertes, un dernier baiser.

Et
lui dire adieu pour toujours.
Le sou
ffle doux de l'au-delà l'appellera.

Et il s'
éloignera de moi.
Je
pleurerais de joie et de tristesse.

Ravie d
e l'avoir tué.
D
échirée de le quitter.

Je me
jetterais alors à l'eau.
U
n poids lié aux pieds.

Le s
ourire aux lèvres.
Et le c½
ur rempli de regrets.

Je m
e perdrais dans les profondeurs.
Qui
m'attirerons vers les abysses noirs.

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# Posté le jeudi 23 octobre 2008 16:02

" Wir tanzen elektrisch, ganz hektisch, Wir schweben erotisch, neo-exotisch... "_________________________________________________[ Fanatica - Eisbreicher ]

" Wir tanzen elektrisch, ganz hektisch, Wir schweben erotisch, neo-exotisch... "_________________________________________________[ Fanatica - Eisbreicher ]

Une veine, puis une autre...

C'est incroyable à quel point le corps est vulnérable. Une seule veine ouverte peut vous vider de votre sang, plutôt impressionnant, non ? Mais moi je ne me taille pas les veines pour mourir. C'est juste le plaisir de voir la chair s'ouvrir sous ma lame de rasoir. Voir le sang couler le long de la lame, se dire que la douleur ressentie sera à présent gravée dans la peau. Est-ce assez pour étouffer cette douleur ? L'homme préfère parfois s'automutiler plutôt que d'affronter ses problèmes.







« Si tu meure, je m'ouvre les veines, je te le promet. Et on se donne rendez vous au paradis... »


# Posté le mercredi 29 octobre 2008 19:05

Modifié le mardi 27 janvier 2009 12:48